Les gardiens d’exposition face au trouble suscité par Huyghe et Parreno

Elena Vozmediano, colaboradora habitual en este blog, nos pasa otro artículo, esta vez  publicado en Le Monde.

La nota compara los proyectos de Pierre Huyghe y Philippe Parreno expuestos en la Galería Sur del Centro Pompidou y en el Palais de Tokyo. Y se refiere a las posibilidades de interacción con la obra, las reacciones del público y las anécdotas de los vigilantes a cargo de “la buena conservación” de las obras.

Simon Bruneel-Millon abre una interesante reflexión sobre la “democracia” del arte que yo más bien apuntaría hacia la “espectacularización” del arte. Sí, queremos experiencias nuevas en el museo (centro de arte, galería o self-runned space) pero la “tocabilidad” o la “interactividad” no lo son todo. O al menos eso es lo que interpreto leyendo estas líneas desde el google translator. Quien pudiera estar ahí para verlo en persona y actualizar este post!

Más información sobre La exposición de Pierre Huyghe en este artículo de Mousse Magazine. Y sobre la the Philippe Parreno en The Guardian.

Huyghe et Parreno

Dans la galerie Sud du Centre Pompidou, la chaise du gardien est placée à côté d’une plante verte. Mais de gardien, nenni. Il court dans l’exposition d’art contemporain de Pierre Huyghe à la rencontre des visiteurs pour les empêcher de toucher les oeuvres, et même d’enfouir leurs mains dans une montagne de sable fuchsia. “Le caractère inhabituel de l’exposition incite les gens à transgresser les règles et à toucher à tout : ils oublient qu’ils sont dans un musée !”, explique Emilie, l’une de ces gardiens jamais au repos.

Il faut dire que l’artiste conceptuel français Pierre Huyghe et son ami Philippe Parreno – auquel le Palais de Tokyo a donné carte blanche, au même moment – ont transformé la notion même d’exposition, donnant ainsi la pleine mesure du renouveau qu’ils ont apporté dans le champ de l’art. Les oeuvres présentées y ont moins d’importance que les situations qu’elles créent chez celui qui les regarde ou les traverse. Ce qui ne manque pas de désarçonner le visiteur.

Ce dernier est averti du rôle qu’il va jouer dans l’exposition avant même d’en franchir le seuil. Chez Pierre Huyghe, un comédien scande le nom de chaque visiteur comme pour l’annoncer aux œuvres, tandis que chez Philippe Parreno, une imposante marquise lumineuse, de celles qui ornent les rues de Broadway, s’agrippe à la façade. Sans titre aucun, cette enseigne n’annonce qu’elle-même, suggèrant que l’acteur de l’exposition n’est autre que celui qui la découvre.

L’excitation est à son comble

Les agents de surveillance sont les premiers témoins de la réaction du public face à ces projets ambitieux. Jérémy s’avoue surpris par l’animation procurée par les portes automatiques d’une installation de Parreno, s’ouvrant sur les sons de l’extérieur du Palais de Tokyo.  “Ils veulent tous traverser la porte automatique: on dirait des gamins”, s’amuse t-il. “Ils ont beau en voir tous les jours au supermarché, ils veulent traverser celle-là, alors qu’elle ne mène nulle part…”

Dans l’exposition Huyghe, l’excitation est à son comble quand arrive l’un des performers du moment: un élégant lévrier blanc affublé d’une patte rose. “C’est très étrange ce qui se passe avec ce chien”, constate Pascal. “ Dès qu’il survient, tout le monde s’agglutine et dégaine les appareils photo; on dirait une star poursuivie par des paparazzi ”.

Si l’interaction entre l’œuvre et le visiteur est parfois décriée – Dominique Baqué dans son ouvrage “Pour un nouvel art politique: de l’art contemporain au documentaire” (Flammarion, 2014) parle d’une « illusion relationnelle » nivelant « conflits, écarts et différences » – il serait difficile de déceler dans ces expositions radicales, sans discours ni cartel explicatif, une forme de démagogie.

« On me demande parfois: mais où est l’œuvre ? », explique un gardien chargé de surveiller une scène vide. Il s’agit d’une oeuvre de Parreno destinée à stimuler l’imaginaire du visiteur. Simplement suggéré par le son des pas des danseurs, il doit reconstituer le ballet qui s’exécute devant ses yeux.

« On distingue rapidement ceux qui viennent pour Huyghe de ceux qui sont là par hasard, perdus au Centre Pompidou… C’est une exposition pour classe supérieure », suggère Pascal. Un avis qui tranche avec celui du critique d’art et théoricien Nicolas Bourriaud pour qui ces situations « régies par un strict souci de laisser sa chance à chacun » confèrent à cette pratique un caractère « foncièrement démocratique ».

Les gardiens témoignent du trouble procuré aux visiteurs par ces expositions. Mais si elles sont complexes, dotées de niveaux de lecture inépuisables, c’est toujours l’expérience du visiteur qui prime. Il devient alors un regardeur actif, confronté tout aussi bien à la poésie qu’à l’inquiétude

Post a comment or leave a trackback: Trackback URL.

Comentarios

  • Roslyn Rosales  On noviembre 20, 2013 at 5:26 am

    De 1982 à 1985, il étudie à l’ École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. À sa sortie, il intègre et devient co-fondateur du collectif « Les frères Ripoulin » avec notamment Claude Closky .

  • Mireia c. Saladrigues  On noviembre 20, 2013 at 11:12 am

    Dear Roslyn, thanks for adding this info! We’ll have a look at it.

Responder

Introduce tus datos o haz clic en un icono para iniciar sesión:

Logo de WordPress.com

Estás comentando usando tu cuenta de WordPress.com. Cerrar sesión / Cambiar )

Imagen de Twitter

Estás comentando usando tu cuenta de Twitter. Cerrar sesión / Cambiar )

Foto de Facebook

Estás comentando usando tu cuenta de Facebook. Cerrar sesión / Cambiar )

Google+ photo

Estás comentando usando tu cuenta de Google+. Cerrar sesión / Cambiar )

Conectando a %s

A %d blogueros les gusta esto: