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Ne mettons pas les tableaux sous verre

En dos diferentes artículos en la Tribune de l’Art  con fechas del 8 y 16 de febrero, Dider Rykner comenta la compleja situación sobre los necesarios dispositivos de seguridad de pinturas de gran valor que resultan, al final, excesivos. Y como incluso pueden llegar a ser contraproducentes en caso de necesidad de una rápida evacuación (como por ejemplo un incendio) y dificultan, en la mayoría de sus casos, la mirada. Y si no, pues que se lo pregunten a la imagen del autor reflejada por el cristal de más abajo…

2. Didier Rykner Autoportrait avec Bertrand Galimard Flavigny

Didier Rykner
Autoportrait avec Bertrand Galimard Flavigny
(derrière la vitre, un tableau d’Ingres)

Les nouvelles de Lens sont heureusement très rassurantes : le feutre utilisé pour écrire sur la Liberté part assez facilement, l’épaisse couche de vernis du tableau ayant servi de protection.

Si cette affaire doit, à notre avis, poser une nouvelle fois la question de la pertinence du déplacement inutile de cette œuvre fragile qui ne devrait plus quitter le Louvre, il ne faudrait pas, comme on peut le lire ici ou là, que cela accélère un phénomène très regrettable qui se développe dans beaucoup de musées : le placement sous une protection excessive des œuvres, très coûteuse alors que l’argent manque, et qui empêche leur bonne contemplation. Il suffit de se rendre dans la grande Galerie du Louvre et d’essayer de regarder le Saint Sébastien de Mantegna (ill.) pour comprendre le problème.
La pose de verres et de caissons climatiques sur les tableaux est une véritable plaie qui ne doit se faire que dans quelques cas exceptionnels, et encore. Le risque zéro n’existe pas et on ne peut raisonner en fonction d’incidents en définitive fort rares et presque jamais irrémédiables.

A-t-on d’ailleurs pensé aux conséquences sur une évacuation rapide qui serait rendue nécessaire par un incendie ou une soudaine catastrophe ? Il serait alors très difficile de sauver des œuvres devenues trop lourdes ou inaccessibles par des systèmes de protection sophistiqués.
Ne répondons pas à de vraies questions par de mauvaise solutions.

Andrea Mantegna (1431-1506) Saint Sébastien

Andrea Mantegna (1431-1506) Saint Sébastien

Il est de moins en moins difficile de repérer, dans les expositions en région, les œuvres prêtées par le Louvre. Celles-ci font en effet l’objet de mesures de précaution qu’on peut difficilement rater. Soit il s’agit d’une mise à distance, à l’aide d’un cordon ou d’une barrière de faible hauteur, qui est censée empêcher le visiteur de toucher l’œuvre par mégarde en la regardant de trop près (c’était le cas, par exemple, au Musée des Beaux-Arts de Rouen pour l’exposition dédiée à Delacroix et la Normandie l’année dernière dans le cadre de l’opération Le Temps des Collections), soit on se trouve devant une grosse vitre placée devant l’œuvre comme nous venons de le voir au Palais Lumière d’Évian dans l’exposition consacrée au Baron Vitta (voir l’article).

Ces dispositifs sont à la fois gênants pour le visiteur et, pour le premier, plus risqué pour les œuvres que ce dont il prétend les protéger. Qui n’a expérimenté le danger de ces barrières basses dans lesquelles un visiteur distrait aura vite fait de basculer, au risque de tomber sur l’œuvre ? Un vandale qui voudrait délibérément abimer un tableau ne se laissera évidemment pas arrêter par un tel dispositif qui ne dérange que les visiteurs ayant envie de voir l’œuvre de près.

Mais la demande la plus gênante est bien celle de mettre une vitre entre l’œuvre et les visiteurs. Dans l’exposition Vitta, deux tableaux d’Ingres, fort proches de sujet, de format et de technique, sont placés côte à côte. Celui de gauche appartient au Musée des Beaux-Arts de Lyon, qui l’a prêté sans demander autre chose que les précautions habituelles. Celui de droite vient du Louvre. Et il est à peu près invisible à cause des reflets, comme en témoigne la photo de face que nous en avons prise (ill. 2). C’est peut être bête, mais un amateur d’Ingres préférera toujours voir un tableau du maître que son propre reflet dans une glace. Il n’a pas besoin d’aller au musée pour cela.
Où est ici le plaisir de la contemplation d’une œuvre d’art ? Prétexter la sécurité des œuvres, alors qu’on ne cesse de leur faire courir des risques inutiles en les prêtant ou en les louant parfois pour des expositions sans intérêt, semble très hypocrite. Ou alors il faut définitivement cesser d’exposer les originaux et les enfermer dans des coffres où on est à peu près sûr qu’ils ne risqueront rien.

Exposition « L’effet Bloemaert », Utrecht

Exposition « L’effet Bloemaert », Utrecht
A gauche : Bergère avec des grappes, 1628
Karlsruhe, Staatliche Kunsthalle
Au centre : Allégorie de l’hiver, vers 1625-1630
Paris, Musée du Louvre
A droite : Bergère avec un poème, 1628
Tolède, Museum of Art
Photo : BBSG

Un pase más de Elena Vozmediano.

Armed museum guards to prevent looting

Lawrence Rothfield, director de la Cultura Policial de la Universidad de Chicago argumenta que los propios guardas de seguridad de los museos deberían ser capaces de defender sus colecciones para no dejarlo a manos de los militares o las autoridades locales. Se refiere en concreto a saqueos como los acontecidos en Iraq o Egipto, pero también apunta que así debería ser en países como los Estados Unidos que también pueden sufrir una alteración del orden social o político en cualquier momento.

Fuente: The Guardian

Museum guards and others tasked with protecting the world’s cultural treasures should be routinely armed to defend heritage sites from the depredations of conflict, according to a leading expert.

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Professor Lawrence Rothfield, faculty director of the University of Chicago’s cultural policy centre, told the Guardian that ministries, foundations and local authorities “should not assume that the brutal policing job required to prevent looters and professional art thieves from carrying away items is just one for the national police or for other forces not under their direct control”.

He was speaking in advance of the annual conference of the Association for Research into Crimes Against Art (ARCA), held over the weekend in the central Italian town of Amelia. Rothfield said he would also like to see museum attendants, site wardens and others given thorough training in crowd control. And not just in the developing world.

“Even in the US and other very stable countries, disasters can occur that open the door to looting,” he said, citing New Orleans after Hurricane Katrina as an example of how quickly normality can disintegrate.

His controversial proposal follows a string of heritage disasters arising from the turmoil in the Middle East. In 2003, looters ransacked the Iraqi national museum. In January, as protests against the regime of President Hosni Mubarak gathered momentum, thieves broke into the Museum of Egyptian Antiquities in Cairo.

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Most recently, there have been reports that the Libyan conflict has put some cultural treasures at risk. Another conference, held under the auspices of Unesco and the Italian government at Caserta near Naples this month, heard from representatives of the anti-Gaddafi rebels of a robbery at the Bank of Benghazi in May. One of those present reported that the treasures stolen included Greco-Roman gold and silver artefacts and coins.

Rothfield’s views hardened while conducting a study of the Cairo museum raid. Much remains unclear about the incident, including whether “the whole thing was a well-controlled gambit to persuade the international community that the country was descending into chaos and that the revolt needed to be crushed”, he said.

But two key points had emerged. One was that the museum authorities were unable to count on the police when they needed them most. The second was that no amount of education on the value and importance of cultural heritage would prevent a disaster.

Egyptians have long been schooled to treasure the evidence of their past. But, said Rothfield, “even if you have 90% of the people on your side, it doesn’t take many others to do the damage”.

That, of course, does not mean education is dispensable. One of Rothfield’s fellow speakers at ARCA’s conference was Laurie Rush, an archaeologist attached to the US army’s 10th Mountain Division.

Her mission is to help soldiers identify cultural property in their forward deployments and keep damage to a minimum. Five years ago, her unit produced a pack of cards, each with a different message about heritage protection.

The nine of spades, for example, has a picture of a Chinook helicopter and the message: “Rotor rush can damage archaeological sites. Locate your landing zones a safe distance away from known sites.” Rush said she had secured changes to army regulations, and these had saved a Mesopotamian settlement, several thousand years old, near forward operating base Hammer, east of Baghdad.

“A young soldier contacted us having seen military contractors scooping up dirt to make an earthen wall. He realised it was archaeological material and, because of our project, there were military regulations that empowered the base commander to give orders for the protection of the site.”

Many other sites in Iraq have been less fortunate. The invasion was the prelude to a calamity for Iraq’s cultural heritage. Rothfield said it was estimated that looters had dug up three times the area excavated before the invasion.

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“The Baghdad museum lost around 15,000 items, half of which were recovered. But the country has lost several hundred thousand items, and they will probably never come back,” he said.